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| Vendredi 14 Decembre 2007 |
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| Climat : le texte final proposé à Bali jugé "scandaleux" par l'UE et les pays en développement |
| | La conférence climat de Bali a dépassé le délai de vendredi 14 décembre, midi, heure locale (5 heures, heure de Paris), que lui avait fixé l'ONU la veille, sans perspective d'accord, après un nouveau texte jugé "scandaleux" par les pays en développement et l'Union européenne notamment. Cette heure limite de "midi" avait été arrêtée jeudi par le patron de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (CNUCC), Yvo de Boer, pour tenter d'accélerer les discussions. La conférence doit théoriquement être conclue à 18 heures, heure locale (11 heures, heure de Paris).
Vendredi matin, M. de Boer misait malgré tout sur "un sentiment d'urgence croissant" pour convaincre les délégations de sortir de l'impasse et finaliser un accord pour lancer les négociations sur le futur régime de lutte contre le réchauffement, après expiration de la première phase du protocole de Kyoto en 2012. "Il y a une telle pression de l'opinion publique, je ne crois pas que les ministres [de l'environnement] vont quitter cette conférence sans lancer un processus et tout le monde travaille très dur : personne ne veut être le pays qui a tout fait rater", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
CONSENSUS DIFFICILE
Mais le dernier texte soumis par la présidence indonésienne de la conférence est loin d'avoir calmé les esprits. Toute référence chiffrée et spécifique aux recommandations des experts du climat a disparu. Plus aucune référence n'est faite dans le préambule aux travaux du Groupe d'experts intergouvernementaux sur l'évolution du climat (GIEC) ni à une réduction de 25 à 40 % des émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés d'ici à 2020, qui n'étaient pourtant pas présentés comme un objectif mais comme une "ligne directrice", selon le texte.
A la place, il est seulement noté que les émissions doivent "culminer d'ici dix à quinze ans pour être ensuite réduites à des niveaux très bas, bien en dessous des niveaux de 2000", sans adosser cette recommandation au GIEC comme l'exigeait spécifiquement l'Union européenne. Le ministre de l'environnement allemand, Sigmar Gabriel, a confirmé, avant le début des travaux, que "l'UE reste sur sa position qui est d'obtenir un référence aux travaux du GIEC" et le ministre français, Jean-Louis Borloo, a explicitement souhaité que la mention des "25/40" figure dans l'accord "pour envoyer un signal ambitieux".
La nouvelle version a été jugée "scandaleuse par la Chine et le G77" (qui regroupe les pays en développement), mais aussi par l'Union européenne et la Nouvelle-Zélande dont le représentant a jugé qu'on "ne peut pas diluer à ce point nos ambitions", a rapporté à l'AFP un délégué européen. En revanche, la chef de la délégation américaine "Paula Dobriansky [dont l'administration est hostile à toute référence chiffrée] a vivement remercié la présidence indonésienne pour sa nouvelle proposition", a-t-il poursuivi.
Pour sortir de l'impasse, l'Indonésie a chargé les ministres australien et argentin, qui président un groupe informel "des amis du président" composé d'une vingtaine de ministres, de rechercher un consensus. Et compte tenu des divergences entre l'UE et les Etats-Unis, "essayer de trouver quelque chose au milieu qui les rendent tous heureux". Les ONG accusent les Etats-Unis d'avoir torpillé la conférence de Bali par leur position intransigeante et d'avoir soumis "une proposition qui revient à ne pas agir du tout contre le changement climatique", selon James Leape, directeur général du WWF. |  | | > Commentaire(0) | |
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| Où est passée « la France des droits de l’Homme » ? |
| Communiqué de la LDH, Ligue des Droits de l'Homme.
| Où est passée « la France des droits de l’Homme » ?
Il y a exactement 59 ans, c’est à Paris, au Palais de Chaillot, que l’Assemblée générale des Nations unies adoptait la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH), première déclaration de droits à la fois indivisibles (tous les droits au même niveau) et universels (sous tous les climats et face à tous les régimes).
59 ans plus tard, la France officielle, qui ne cesse de se proclamer « pays des droits de l’Homme », méprise cet héritage.
Le gouvernement érige la xénophobie d’Etat en politique et transforme les étrangers, hommes, femmes et enfants, en quantité à expulser.
Il encourage les inégalités, la précarité et fait de chaque exclu le seul responsable de la situation qui lui est en fait imposée.
Il porte atteinte aux processus démocratiques en donnant la primauté aux forces de l’ordre sur les juges qu’il méprise ouvertement.
Le secrétariat d’Etat aux droits de l’Homme, curieusement consacré aux pays étrangers et par définition aveugle à ce qui se passe en France, n’a servi que d’alibi à une politique qui, en fait de rupture, amplifie les errements antérieurs.
Les félicitations adressées à Vladimir Poutine pour des élections qui constituent une caricature des atteintes au suffrage universel, les voyages en Libye, au Gabon et en Chine, où la secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme a été évincée, le voyage en Tunisie où elle a rencontré non les victimes des violations des droits mais le ministre chargé de les dissimuler, la réception à Paris de Monsieur Kadhafi sont transformés en autant de cautions des régimes en place. Ceci traduit un mépris rare de tous ceux qui dans le monde, et en particulier dans ces pays, luttent pour le respect des droits de l’Homme au risque de leur liberté et parfois de leur vie.
Le ministre des Affaires étrangères approuve cette politique tout en cherchant à se dédouaner derrière la rébellion toute symbolique de sa secrétaire d’Etat. La participation de cette dernière au dîner annuel organisé par la FIDH à l’occasion de l’anniversaire de la DUDH n’y change rien tant il est vrai que, de tests ADN en contrats commerciaux aux lieu et place du respect des droits de l’Homme, la rupture annoncée par le président de la République n’est qu’une tartufferie.
Parce qu’elle a fondé en 1922 avec les ligues allemande, italienne et espagnole la FIDH, la LDH sait que la défense des individus et des peuples ne peut être restreinte à la politique des Etats et encore moins relever d’un ministère. L’action et l’indépendance, à l’égard de tout pouvoir, des « hommes et femmes d’exception » que sont les défenseurs des droits de l’Homme, sont essentiels dans ce combat. La LDH appelle la France à mettre en accord ses actes et ses paroles et à respecter son histoire et ses principes tant dans ses frontières nationales que dans le cadre de sa politique internationale.
Paris, le 10 décembre 2007 |  | | > Commentaire(0) | |
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| A difesa d'Yvan Colonna farà appellu |
| A sapimu ch'ellu hè statu cundannatu. Senza prove, senza ragiò altre chè quella di a ragiò di u Statu.
S'apre oramai un antra partita postu chì l'avucati d'Yvan Colonna faranu appellu. Yvan COlonna hè dunque turnatu nucente.
Ùn vi scurdate di firmà u testu di u cumitatu di sustegnu nant'à www.yvan-colonna.com | Les sept juges de la cour d’assises spéciale de Paris ont condamné le berger de Cargèse à la prison à perpétuité, sans la période de sûreté de 22 ans requise.
Yvan Colonna a été condamné hier à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d’assises de Paris spécialement composée. La même sanction que celle prononcée, en 2003, contre Pierre Alessandri et Alain Ferrandi. Les trois hommes sont aujourd’hui considérés comme les coauteurs de l’assassinat du préfet Érignac. En n’assortissant pas leur sentence des vingt-deux ans de sûreté requis mercredi par le ministère public, les sept magistrats professionnels signifient sans doute qu’ils n’ont pas assez d’éléments pour faire à coup sûr d’Yvan Colonna le tireur de la rue Colonel Colonna d’Ornano.
À 14h15, juste avant que la cour ne se retire, Yvan Colonna s’est levé à l’invitation du président Coujard. Très pâle, il a simplement déclaré : «Je réaffirme avec force que je suis innocent.»
Le verdict a été rendu après cinq heures de délibéré. Quelques applaudissements crépitent à l’intention du box. Des cris fusent : «Liberta ! État français assassin ! Courage Yvan ! Sarko de merde ! Staline !» En corse, le berger de Cargèse, également reconnu coupable d’avoir participé à l’attaque de la gendarmerie de Pietrosella, exhorte ses proches à ne pas pleurer. C’est impossible : son père sanglote, entouré de ses deux autres enfants, Stéphane et Christine, groggy. Le condamné, après avoir salué ses amis, bras tendus et paumes ouvertes, disparaît par la souricière. Au téléphone, Me Simeoni parle à Jean-Baptiste, 17 ans, le fils d’Yvan Colonna : appel sera interjeté sous peu. Si le procureur général se joint à cette initiative, l’accusé encourra à nouveau la peine de sûreté maximale. Sinon, il se battra pour un quitte ou double : acquittement ou perpétuité «simple».
Ce procès, présidé à la perfection par Dominique Coujard, avait commencé le 12 novembre dernier. Les assises auront été le théâtre d’un combat sans merci entre l’accusation, somnolente mais retranchée dans le bastion d’une procédure défavorable à l’accusé car ancrée sur des mises en cause circonstanciées, et la défense, virevoltante, insolente, précise, lançant ses escarmouches pour démolir l’enquête et l’instruction. Pendant les quinze premiers jours d’ailleurs, tout semblait lui sourire : le trouble jeté par le médecin légiste a durablement perduré, aucun témoin oculaire n’a reconnu le berger, y compris Mlle Contart qui, le 6 février 1998, avait dévisagé l’homme qui était en train d’achever la victime tombée au sol. Les déclarations contradictoires des policiers antiterroristes avaient fini par laisser poindre, d’un côté de la barre, l’espoir d’un acquittement.
C’est entre Corses que le verdict s’est joué
Mais le vent a tourné lorsque les membres du commando condamnés en 2003 ont défilé. De 1999 à 2000, tous – sauf Marcel Istria, muet comme une carpe – ont désigné Yvan Colonna comme étant le tireur. Ils s’étaient ensuite rétractés, sans raison apparente. Leurs compagnes, elles aussi, avaient livré des témoignages accablants pour le berger nationaliste. Leur prestation à tous s’est révélée catastrophique pour ce dernier, davantage encore que leurs accusations. Autrement plus redoutable que les deux avocats généraux réunis, Alain Ferrandi, le chef du commando, a probablement entraîné Yvan Colonna dans le gouffre collectif du « groupe des anonymes ». Alors que l’accusé lui demandait de répéter qu’il ne faisait pas partie de la bande, M. Ferrandi avait lâché, fielleux : «Tu es un homme d’honneur. Si tu avais participé, tu l’aurais revendiqué. Par conséquent, tu n’y étais pas.» Finalement, c’est entre Corses que le verdict s’est joué…
Les quatre avocats de l’accusé ont pourtant ferraillé dur. La défense d’Yvan Colonna a une âme, et cette âme s’appelle Gilles Simeoni. Il a livré hier une plaidoirie incandescente, habitée. Aux certitudes médiocrement démontrées du ministère public, Me Simeoni oppose sa théorie de l’ectoplasme : Yvan Colonna plane sur les aveux des autres, mais rien ne le rattache, selon lui, à la tragique matérialité des faits. Ce faisant, l’orateur élude la question qui, à défaut de preuve matérielle, constitue la pierre angulaire de l’accusation : pourquoi injecter artificiellement l’identité de quelqu’un que la police ne prévoit même pas d’arrêter dans la «première vague» de suspects, tous condamnés par la suite ?
«Je vous remets Yvan Colonna, conclut Me Simeoni. Je vous demande, dans quelques heures, de le rendre aux siens.» Mais la cour en a décidé autrement. «Il sera là dans un an et demi», promet la compagne du berger à l’énoncé du verdict. Elle est sûre que l’acquittement est inéluctable. Elle le dit en français, pour que tout le monde l’entende. |  | | > Commentaire(0) | |
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