 |
|
 |
 |
| Irlande du Nord : l'unique accusé de l'attentat d'Omagh de 1998 a été acquitté |
| Hè una decisione chì vene tardi. PEr e famiglie quant'è per l'accusatu. Quandu in COrsica si parla assai di l'ADN, in Irlanda, a presenza d'ADN ùn hè bastata à cundannà a sola personna ghjudicata. Decisione ghjudiziaria o decisione pulitica, cum'è per l'affare Colonna, pare ch'ella fussi più pulitica ch'è ghjudiziaria. Invece, quallà, a pace si custruisce, à pocu à pocu, malgratu u dulore di e famiglie. Quallà dinù, a viulenza hè stata ceca è hà trapassatu i limiti ch'è no cuniscimu noi. Eppuru, si face a pace. |
Sean Gerard Hoey, l'unique accusé dans le procès de l'attentat d'Omagh, le plus meurtrier qu'ait connu l'Irlande du Nord en trente ans de conflit, a été acquitté, jeudi 20 décembre, à Belfast. Le 15 août 1998, l'explosion d'une voiture piégée dans une rue bondée du centre de la ville avait fait 29 morts et plus de 200 blessés.
Cet attentat avait été revendiqué trois jours plus tard par l'"IRA véritable", un groupe dissident de l'Armée républicaine irlandaise (IRA). Ce groupuscule était opposé au processus de paix lancé quelques mois plus tôt, en avril 1998, lors des accords de paix du "vendredi saint", qui prévoyaient un partage du pouvoir entre catholiques et protestants, et avait appelé à poursuivre la lutte armée.
"CONSTERNATION"
Sean Hoey, 38 ans, avait été interpellé sur la foi de prélèvements ADN qui avaient permis de le mettre en cause dans la fabrication de bombes pour cet attentat, ainsi que pour une dizaine d'autres attaques terroristes commises entre mars 1998 et 2001. Les avocats de la défense avaient contesté la validité de ces preuves, qui s'appuyaient sur une technologie relativement récente à l'époque.
Le juge a estimé que les preuves fournies par l'instruction ne permettent pas d'établir que tous les explosifs aient été fabriqués par une même personne. Il a également mis en doute le fait que les traces ADN prélevées sur les explosifs correspondent à celles relevées dans le mobile home de Sean Hoey.
A l'annonce du verdict, plusieurs familles de victimes ont immédiatement exprimé leur "consternation".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-992091,0.html?xtor=RSS-3208
|  | | > Commentaire(0) | |
 |
 |
| ATTENTATS EN CORSE |
| "Les nationalistes voient en Colonna un martyr de la cause"
|
En quoi les différents attentats survenus depuis plusieurs jours en Corse sont-ils liés au verdict du procès Colonna ? Comment peut-on les interpréter?
- Vue la relative pacification de la Corse dernièrement, le lien avec le procès Colonna est assez évident. Etonnamment, cette vague d'attentats n'est pas extrêmement forte. Les cibles ne sont pas choisies par hasard : tirer sur la préfecture de Corse est un défi à l'Etat, tout comme l'explosion de la maison de l'amie du préfet est un défi à la personne. Les nationalistes corses voient en Colonna un martyr de la cause, un "Dreyfus corse". Condamné par une cour spéciale, donc par l'Etat, c'est un condamné politique et on s'attendait à une réaction encore plus grande. C'est tout le paradoxe corse : Colonna érigé en martyr, alors que si effectivement, il se trouve être l'assassin du préfet Erignac, son geste condamnait les structures officielles du nationalisme corse qui négociaient à ce moment-là avec les autorités françaises. Tout cela démontre bien les rapports ambigus entre les structures nationalistes et Yvan Colonna.
S'agit-il selon vous de réactions individuelles ou d'actions organisées ?
- Ces actes ne sont jamais des réactions individuelles, ils sont toujours commandités par une des deux grandes structures clandestines, le FLNC-UC ou le FLNC du 22 octobre. Ils sont dans la pure tradition du répertoire d'action du nationalisme Corse.
Doit-on s'attendre à une vague de violence durant les prochains jours en Corse ?
- A première vue cette vague ne devrait pas trainer, mais on ne peut pas parler de retour au calme puisqu'il y a toujours des incidents de ce type en Corse.
Certains attentats auraient dû être opérés dans la semaine mais la neige a empêché le déroulement des opérations, et ils seront vraisemblablement reportés.
C'est absolument évident que d'ici la fin de l'année civile, nous aurons à faire à d'autres incidents. Encore une fois, le plus étonnant reste la faiblesse des attentats. Mitrailler une préfecture de police, ce n'est pas encore Al-Qaïda…
Interview de Xavier Crettiez par Julie Deruy
(le jeudi 20 décembre 2007) |  | | > Commentaire(0) | |
 |
 |
|
|
|
Toute la Corse sur Club-Corsica.com |
|