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Samedi 22 Decembre 2007



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"La loi du maquis" selon le nouve obs
I media francesi è a Corsica, cusì bellu tema di dissertazione. Ci sarebbe tantu à dì. St'articulu di u nouvel obs hè propiu un mudellu di a chjuculezza di u cerbellu di i giurnalisti francesi. Trà i sbagli (sò i zitelli di "Lupini" (sic) chì falanu davanti à a prefettura d'Aiacciu...), i preghjudicati è u disprezzu, ci serà da ride o da pienghje? Un affare hè sicuru, trà a Corsica è a Francia, ci hè più ch'è u mare.  


De Calvi à Bonifacio, le berger de Cargèse n'est ni un héros ni un martyr. Les insulaires ont choisi le silence pour évoquer l'assassinat du préfet Erignac. Par peur ou par esprit de clan.

Une veillée funèbre pour Yvan Colonna devant le palais Lantivy, la préfecture d'Ajaccio. Ce ne sont pas des femmes en noir qui officient, comme le veut la tradition, mais des lycéens et des jeunes paumés venus de Lupini, cette banlieue insoumise où on trouve de la drogue et quelquefois des armes. Ils ne sont qu'une centaine. La révolution en Corse ne pouvant se faire qu'en chantant, ils chantent des lamentos polyphoniques et plaintifs qui pleurent sur le malheur du prisonnier et de sa famille, mais aussi «Bella Ciao», le chant des partisans italiens, et bien sûr «Commandante Che Guevara», le tube de la jeunesse radicale corse qui est en train d'inventer le corsico-guévarisme.
Sur le trottoir d'en face, une mère lève les bras au ciel : «Mon fils est peut-être avec eux, mais je ne le vois pas.» Elle s'éloigne dans la direction opposée, vers l'ancienne place du Diamant. Elle a peut-être peur que le fiston devienne un nouveau Colonna, mais elle ne veut rien voir ni savoir. Elle s'enfuit.

Un peu plus tard, les jeunes font semblant d'attaquer le commissariat central à coups de pétards et de cailloux. Les CRS les chargent, la matraque levée, dans les ruelles qui descendent vers la rue Fesch. Sur le cours Napoléon, les Ajacciens continuent de faire leurs achats de Noël. Ils jettent à peine un regard à ces courses-poursuites qu'ils semblent prendre pour un jeu, comme si ces gamins et ces gamines n'étaient pas leurs enfants. Ils ne sont préoccupés que de l'image que la Corse donne à la France. «Qu'est-ce qu'ils doivent penser de nous sur le continent ?», dit une femme en chargeant ses achats dans son 4x4, le véhicule fétiche des Ajacciennes friquées. «Ils ne nous aiment pas», c'est l'interminable plainte des Corses. «Ils», ce sont les Français. Colonna, ils ne prononcent même pas son nom. Ils le vomissent parce que l'assassinat du préfet Erignac les a stigmatisés et mis au ban de la communauté nationale. En même temps, ils le soutiennent au fond d'eux-mêmes parce qu'ils l'ont tous enfanté par leur légèreté, leur silence prudent, leur complicité clanique et souterraine avec les «natios» extrémistes. C'est pour ça qu'ils n'osent pas aller chercher, en les tirant par l'oreille, leurs fils et leurs filles qui caillassent les boucliers des CRS. Ils se sentent déchus de leur droit parental.

A Cargèse, le village natal de Colonna, on entoure sa famille, Jean-Hugues, son père, l'idéaliste dépassé, Stéphane et Christine, son jeune frère et sa soeur aînée, et même Cécile, sa mère, qu'Yvan avait reniée parce qu'elle était bretonne. On ne veut se souvenir que de l'enfant du pays, du secouriste qui a sauvé des vies humaines, de l'animateur sportif qui s'investissait dans le club de foot, de ce garçon si serviable, si gentil avec les vieilles dames. «C'est triste, des jeunes du village condamnés à de si lourdes peines», dit Hyacinthe. L'assassinat du préfet Erignac est passé sous silence, enfoui. A Cargèse, c'est le nom d'Erignac qui est tabou, on ne le murmure qu'à voix basse, toutes portes closes. On devine chez tous cette arrière-pensée informulée : «Qu'Yvan soit innocent ou coupable, on s'en fout. Il faut qu'il sorte.»
La solidarité envers les Colonna dépasse tous les clivages politiques et sociologiques, efface les vieilles rancunes. Cargèse est un village grec, où le philos, les attaches familiales, les amitiés, les liens claniques l'emporteront toujours sur le nomos, sur la loi. Cargèse est traversé de lignes mémorielles enchevêtrées, symbolisées par les deux églises qui se font face, la grecque et la latine. Elles rappellent les combats et les massacres qui ont opposé les colons grecs installés par Gênes et les bergers du Niolo, jaloux des oliviers et des vignes plantés par l'envahisseur. L'église latino-corse représente le nationalisme dur; qui s'est implanté à Cargèse tandis que l'église grecque affirme l'attachement à la France et une méfiance séculaire vis-à-vis des «natios». Mais aujourd'hui Cargèse-les-Deux-Eglises fait table rase de son passé sanglant et se rassemble autour d'Yvan Colonna. Il est devenu un personnage sacré parce qu'il a l'onction du maquis et qu'il s'est un moment réfugié dans la forêt d'Aitone, où au XIXe siècle le bandit Théodore Poli commandait une armée de trois cents hors-la-loi. Le maquis fait partie de la culture corse. Celui qui a pris le maquis, quoi qu'il ait fait, est à la fois un héros et un pénitent, qui a expié ses péchés et ne doit plus rien à la justice des hommes. Cette mythologie, ce regret lancinant de l'ère agropastorale explique qu'il reste en Corse des clandestins irréductibles qui, aussitôt après le verdict, ont mitraillé la gendarmerie de Zicavo et plastiqué les deux villas de Mme Flavie Révillon, une amie de jeunesse de Mme Erignac. Mal encadrés, en pleine dérive, ils se battent avec l'énergie du désespoir contre le reste du monde. Mais l'ère agropastorale est finie depuis longtemps. La Corse d'aujourd'hui n'est plus dans la montagne. Elle est chez Carrefour, chez Champion, chez Intermarché. Les Corses ne mènent plus de chèvres. Ils poussent des chariots, comme partout.



François Caviglioli
Le Nouvel Observateur

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E scruccunerie di Chevènement
Quellu chì pocu fà ci dava lezziò di republicanisimu, quellu chì pocu fà dinù hà persu u so carrigone di diputatu, questu quì, st'omu di manca, amicu di Zuccarelli, questu quì vi dicu, ghjè un scruccone. Hè un elettu pariginu di manca chì a dice...  
Jean-Yves Mano, adjoint au maire de Paris chargé du Logement, invite l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement à quitter le logement social dont il bénéficie dans le centre de Paris.

Selon Mano, l'appartement de cinq pièces de Chevènement, situé rue Descartes dans le Ve arrondissement, est "un logement social déconventionné (ndlr, sans plafond de ressources), à loyer libre".


"Il est regrettable qu'il ne le quitte pas", dit l'élu socialiste dans un entretien que publie samedi Le Parisien.

"Par principe, un parlementaire, un ministre n'a rien à faire dans un logement social", estime-t-il.

Jean-Yves Mano précise que la mairie de Paris n'a "aucun moyen" de le déloger, "sauf de réviser le loyer au moment du renouvellement du bail".

Le président du Mouvement républicain et citoyen (MRC) a répondu vendredi aux propos d'un opposant de Belfort l'accusant d'occuper "indûment" une HLM dans cette ville dont il fut maire.

"A chaque fois que s'ouvre une campagne, les spécialistes du coup bas se découvrent", a dit Jean-Pierre Chevènement, cité par Le Parisien.

L'ancien ministre déclare louer un appartement pour 750 euros par mois sans les charges "en acquittant un surloyer correspondant à mes ressources au dessus-du plafond".

"J'ai le droit d'être locataire", ajoute-t-il.

Le directeur de cabinet de la ministre de la Ville Christine Boutin, Jean-Paul Bolufer, a démissionné jeudi après que Le Canard enchaîné a révélé qu'il bénéficiait d'un logement de la Régie immobilière de la ville de Paris pour un loyer très inférieur au prix du marché.

Elizabeth Pineau

Chevènement - HLM - Corsica -
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A custituzione francese, a cartula di e lingue minuritarie è u trattatu di Lisbona
Eccu, hè fatta! Serà cambiata a custituzione francese per mette si d'accunsentu incù u tratatu di Lisbona. Bona! Ma tandu, vidimu un antru interpretazione di a funzione di u cunsigliu custituziunale. Quì, dice ciò chì ci vole à cambià, micca ciò chì impedisce ch'ellu fussi firmatu u trattatu di Lisbona. Quandu si parlava di ratificà a cartula eurupea di e lingue minuritarie, a pusizione di u cunsigliu custituziunale ùn era quessa! Dicia chì a Franci ùn pudia ratificà la per via di a custituzione, tenuta da roba sacra. Invece, e nostre lingue eranu inchjuculite à robe minore, u cunsigliu custiziunale avia un attitudine prescrittiva, micca descrittiva cum'è avà. Cum'è spessu, "baccalà per Corsica". A so custituzione preme nant'à e nostre lingue è l'idea di dà li un veru statutu di lingue ufficiale o cuufficiale. Ùn ci hè da stunà si dopu, di vede ch'ella cala a presenza di a cultura francese in u mondu. A sacralisazione di e lingue, di e custituzione, di a Corsica quant'è di a Francia,inghjenna a morte, a soia, quant'è a nostra.  
La Constitution française devra être modifiée pour ratifier le traité de Lisbonne

En épluchant le traité de Lisbonne, adopté par les Vingt-Sept, le Conseil constitutionnel a eu comme une impression de déjà-vu. Un préambule, 7 articles subdivisés en 500 articles, 11 protocoles et 50 déclarations annexes : sous un habillage différent, revoilà presque sur le fond la Constitution rejetée par référendum le 29 mai 2005. Même cause, mêmes effets : le Conseil constitutionnel a jugé que le traité était, en l'état, contraire à la Constitution française et que, pour le ratifier, il fallait préalablement la modifier. La précédente révision n'a servi à rien : en un article unique, elle faisait référence exclusivement à la Constitution européenne.



Dès le 15 janvier, l'Assemblée nationale et le Sénat examineront le projet de révision qui devrait être adopté par le Congrès, à Versailles, le 4 février. Ne restera alors qu'à voter la loi de ratification du traité, le 7 février pour l'Assemblée, et le 8 pour le Sénat.

Dans un but pédagogique et "pour mettre les politiques face à leurs responsabilités", comme l'indique une source au Conseil, celui-ci a comparé les deux textes et distingué quatre catégories. Un certain nombre de clauses, les plus chargées de sens politique, ne se retrouvent pas dans le nouveau traité : la référence au drapeau, à l'hymne national, à la devise, la création d'un ministre des affaires étrangères européen, le terme même de Constitution ont disparu du nouveau texte. D'autres dispositions ont été déplacées du texte : l'affirmation de la suprématie du droit de l'Union sur les droits nationaux se retrouve ainsi dans une déclaration annexe. A ce propos, le Conseil met les points sur les "i" : ce principe perd de facto sa valeur constitutionnelle. Une troisième catégorie se retrouve intégralement dans le traité.

Et le Conseil renvoie donc à sa décision de 2004 pour la liste des dispositions impliquant un transfert de souveraineté, mais les énumère de manière plus exhaustive qu'il y a trois ans. Il s'agit principalement des compétences de l'Union qui s'exerceront à l'avenir selon les règles de la majorité et non plus de l'unanimité. Enfin, le Conseil relève que de nouveaux transferts de souveraineté, absents de la défunte Constitution, apparaissent dans le nouveau traité, soit une quinzaine de règles liées notamment à "l'espace de liberté, de sécurité et de justice".
Christophe Jakubyszyn
Article paru dans l'édition du 22.12.07. Le monde

Lingua - statutu - custituzione - cunsigliu custituziunale - Francia - Corsica - Europa
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Pulizza, ghjustizia è libertà individuale
Mentre in Corsica cresce a mossa contru à a presa di l'ADN è e viulenze pulizzere, in America, u FBI hà palisatu un prughjettu chì t'hà per scopu di mette ci tutti quanti nant'à schede. U periculu ci hè per e libertà individuale perchè omu ùn sà cumu st'infurmazione ponu esse aduprate. Pensate appena s'è Hitler avia avutu una banca di dati cusì precisa nant'à i Ghjudei. Averebbe pussutu fà ancu peghju. Trà u bisognu di ghjustizia è u travagliu nicissariu di a pulizza è u rispettu di e nostre libertà individuale, ci tocca à assestà un spaziu chì rispetta l'interessu di tutti. Da leghje dinù nant'à stu tema, un articulu scherzosu ind'è u solu giurnale in lingua corsa : "A nazione".  

Le FBI lance un projet doté d'un milliard de dollars, visant à mettre au point la plus importante banque de données biométriques au monde, informatisée, afin de fournir au gouvernement américain de nouveaux moyens pour identifier des personnes, aux Etats-Unis comme dans le reste du monde, rapportait vendredi le Washington Post.

Le FBI, principale agence d'enquête pour le compte du département américain de la Justice, a d'ores et déjà entrepris d'accumuler des photos numériques de visages, d'empreintes digitales, de paumes, précise le Washington Post.

ADN - fichage - police - liberté - justice
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