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| A maestria di a lingua, cundizione per pudè cumprà a terra... in Belgica! |
| S'ella si scioglie pianu pianu a quistione di a lingua corsa (à u pianu di l'insignamentu), hè oramai a quistione di a terra chì piglia a suprana in Corsica. | 
Pochi giovani Corsi sò capaci à cumprà un pezzu di terra o un alloghju. Seria una bona di difende u cumpru di a terra à quelli chì ùn parlanu micca a lingua di i nostri lochi.
A cursufunia sarebbe cusì una cundizione necessaria à tutti i quelli chì vulerianu stallà si quì. A pressione linguistica è a pressione fundiaria serianu cusì addebbulite.
Mancu appena sognu ma fattu, si face digià in Belgica. Lighjite puru st'articulu è un cartulare nant'à a terra in u giurnale a Nazione : www.anazione.com
Terrains à vendre pour néerlandophones
Malgré la mise en place prochaine d'un gouvernement, l'apaisement entre les communautés n'est pas pour demain en Belgique. La commune flamande de Zaventem, célèbre parce qu'elle abrite l'aéroport national, a ainsi décidé de ne plus vendre de terrains aux personnes qui ne parlent pas la langue néerlandaise ou ne l'apprennent pas dans une institution agréée. Cette décision, confirmée mardi 18 décembre, vise, évidemment, les francophones qui souhaiteraient bâtir dans cette zone proche de Bruxelles.
"La langue est un outil d'intégration pour des gens qui souhaitent s'installer en Flandre", souligne Eric Van Rompuy, échevin - adjoint au maire - en charge de l'aménagement. Il estime que cette exigence est "un instrument important pour garantir le caractère flamand" de Zaventem.
SÉRIE D'ESCARMOUCHES
Un élu francophone au parlement régional flamand avait introduit un recours contre la décision de Zaventem, la jugeant discriminatoire. Le gouverneur du Brabant flamand a rejeté la plainte, confirmant l'attitude intransigeante des diverses autorités à l'égard des francophones vivant dans la périphérie de Bruxelles.
L'épisode ajoute aux tensions alors que les travaux pour une révision du système fédéral devraient démarrer dans quelques semaines. Ils seront conduits par le chrétien-démocrate flamand Yves Leterme. Après avoir échoué à deux reprises à former le gouvernement, il doit devenir vice-premier ministre chargé des réformes institutionnelles dans le gouvernement de transition mis en place sous la direction de Guy Verhofstadt (Le Monde du 20 décembre).
Flamands et francophones devraient s'y s'opposer à nouveau dans une atmosphère de guérilla permanente. La décision de la commune de Zaventem est le dernier épisode d'une longue série d'escarmouches menées par les Flamands. Des municipalités flamandes proches de Bruxelles ont interdit l'usage du français dans les lieux publics ou sur des marchés. Et la région flamande a annoncé qu'elle voulait forcer les demandeurs d'un logement social à parler le néerlandais.
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)
Article paru dans l'édition du 25.12.07. Le monde |  | | > Commentaire(0) | |
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| Devoirs d'exemplarité |
| Eccu u cap'articulu di u giurnale Le monde. Tratta di l'affare di i HLM rigalati à ghjente chì ùn ne anu bisognu... Sopratuttu, mintuveghja u duvere, per un omu puliticu d'assestà i so atti persunali privati incù u so discoru publicu... Hè longa a cumpagnia... A dice u pruverbiu corsu chì da u dì à u fà, ci hè quant'è da u tesse à u filà!
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Jusqu'où faudra-t-il aller pour mettre un terme aux pratiques illustrées, une fois de plus, par l'affaire du luxueux appartement à loyer très modéré de l'ex-directeur de cabinet de Christine Boutin, ministre du logement ? Voire à celle, si elle est avérée, de celui occupé par Jean-Pierre Chevènement ? Exiger des nouveaux ministres et de leurs collaborateurs une déclaration de logement, comme pour les élus qui sont astreints à une déclaration de patrimoine ? Où s'arrêter ? Comment ne pas faire naître des soupçons injustifiés ? Faut-il contrôler les directeurs d'administration centrale, qui, eux aussi, incarnent l'Etat ?
Il est de bon ton de dénoncer l'évolution de la société vers toujours plus de règles, de garde-fous, de limitations, d'interdictions. Mais que faire quand un principe aussi essentiel que la concordance des discours et des actes est foulé aux pieds par ceux-là même qui sont supposés incarner le souci de l'intérêt général ?
Quoi qu'en disent, à chaque affaire, ceux qui sont pris la main dans le sac, les conditions de logement d'un homme public ne relèvent pas seulement de sa vie privée. Surtout quand le pays est confronté à une crise aiguë du logement. Dans ce domaine, de l'affaire Juppé (1995) à l'affaire Gaymard, dix ans plus tard, en passant par quelques autres, s'agissant de personnalités investies de responsabilités publiques, supposées irréprochables, l'application du principe "pas vu pas pris" est particulièrement malvenue.
Outre le manque de sens civique que dénotent des habitudes confortables de la part de ceux qui sont supposés le porter au plus haut, ces aventures immobilières témoignent souvent d'un cynisme et d'un aveuglement destructeurs. Dans la tête du citoyen ordinaire confronté au mal-logement, à l'explosion des prix, aux distances de plus en plus grandes entre lieu de travail et lieu d'habitation, chacun de ces mini-scandales ancre un peu plus l'idée que, décidément, les gens "d'en haut" sont une bande de copains qui, derrière les grands discours, se partagent toujours discrètement les privilèges du pouvoir.
La situation à Paris est emblématique. La municipalité a entrepris de moraliser ses procédures d'attribution, de les rendre plus transparentes. Avec un succès limité, puisque même l'adjoint au logement s'avoue incapable d'évaluer le nombre de personnes occupant de manière indue des logements à bas prix. La publication de la liste des élus bénéficiant de logements sociaux, dont les Verts agitent la menace, a un parfum désagréable de délation. Pour éviter d'en arriver là, de nouvelles contraintes sont sans doute nécessaires. Mais le meilleur remède serait que le dévoiement de l'esprit public devienne un véritable interdit moral. Vaste programme.
Article paru dans l'édition du 25.12.07. |  | | > Commentaire(0) | |
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